Le revers des monnaies : l’autre face de l’histoire
Le revers vient compléter le récit démarré à l’avers de la pièce, en y ajoutant inscriptions, symboles et parfois valeur. Il évolue souvent indépendamment de l’avers au rythme des changements de régimes ou parfois des modes.
Plongeons ensemble dans cette face cachée des monnaies, où chaque détail compte.
Le revers des monnaies circulantes
Le revers est porteur selon les époques de nombreuses informations complémentaires : les allégories caractérisent les monnaies impériales romaines, tandis qu’une simple croix orne le revers des monnaies d’argent médiévales.
Les croix fleuronnées puis l’écu de France se retrouveront au revers des monnaies d’or capétiennes et valois. Les monogrammes royaux (composition avec les initiales du souverain) se retrouveront fréquemment sur les monnaies de Louis XIII et Louis XIV.
Passée la Révolution française, c’est principalement la valeur faciale qui sera frappée au revers de toutes nos monnaies, d’abord en francs et en centimes, puis à partir de 1999, en euros et euro cent. La devise républicaine (qui évolue depuis 1792) y figure également.
Le revers des monnaies de collection
Le revers constitue la partie chartée de la pièce de monnaie en rassemblant les éléments que la loi exige d’une pièce de monnaie. La présence de l’un d’eux est obligatoire au revers de la pièce : la valeur légale (ou faciale) libellée en francs jusqu’en 2001, et en euros depuis 2002.
Cette valeur est généralement supérieure à 2€ (valeur maximale des espèces métalliques circulantes) et recoupe parfois celle des billets (50€, 100€, etc). Sans que cela soit systématique, le revers est très souvent porteur des éléments de reconnaissance du pays émetteur : République française (ou à minima RF) en France. Ils peuvent se retrouver parfois à l’avers. Il en va de même des différents de la Monnaie de Paris et du Graveur Général en exercice, ainsi que du millésime.