Le millésime : une signature temporelle
Le millésime correspond à l’année de frappe de la pièce. Longtemps, il n’a pas figuré sur les monnaies, obligeant les collectionneurs à se référer aux archives officielles (édits royaux d’émission, ordonnances de frappe etc.). De nos jours, le millésime est systématiquement apposé sur toutes les productions monétaires en France et dans le monde.
Plongeons dans les secrets du millésime, cette petite inscription qui relie chaque pièce à son époque.
Le millésime des monnaies circulantes
Le monnayage impérial pouvait être daté par les années de règne de chaque souverain. À l’inverse le monnayage médiéval se voulait intemporel : aucune date ni même numéro de règne pour les souverains.
Le millésime apparaît tardivement dans le monnayage français, avec les monnaies de Charles VI (1422), les premières que l’on puisse donc précisément dater sans avoir besoin de se reporter aux archives.
On le retrouvera ensuite, et sans discontinuer sur presque toutes nos pièces, jusqu’à nos jours. À noter que sous la Révolution française et les premières années du règne de Napoléon Bonaparte, les monnaies seront datées au moyen du calendrier révolutionnaire et non plus traditionnel (grégorien).
On peut retrouver le millésime indifféremment à l’avers ou au revers selon les époques et les gammes monétaires.
Le millésime des monnaies de collection
Le millésime faisant partie des mentions obligatoires sur une monnaie française, on le retrouve donc aussi bien à l’avers qu’au revers des monnaies de collection. Il correspond à l’année de frappe de la pièce et ne doit pas être confondu avec les dates de commémoration pouvant, selon les sujets, figurer sur la pièce.