M.C. Escher à Paris

Pour la première fois à Paris, une grande rétrospective est consacrée à Maurits Cornelis Escher, l'un des artistes les plus fascinants et appréciés de la scène internationale. 

À propos

Tout public

Au 11 quai de Conti, Paris 6e

Du 15 novembre 2025 au 1er mars 2026

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 10h à 20h (nocturne jusqu'à 21h le mercredi)

Des vestiaires-casiers sont à disposition des visiteurs (prévoir un jeton ou une pièce de 1 euro).

Tarifs

Les billets de l'exposition Escher donnent accès au musée de la Monnaie de Paris sur ses horaires habituels. Exceptionnellement, le billet musée ne donne pas accès à l'exposition « M.C. Escher ». 

Adultes (+ 18 ans)  : à partir de 17

Enfants (3-12 ans) : à partir de 10

Tarifs réduits (jeunes 13-17 ans, étudiant 18-25 ans, seniors + 65 ans, personne en situation de handicap) : à partir de 14

Famille (2 adultes, 2 enfants 3-17 ans) : à partir de 12

* Les tarifs sont susceptibles de varier en fonction de la date et de l'horaire de la séance choisie. 

 

Pour les demandes de réservation pour des groupes, des groupes scolaires ou des privatisations, veuillez remplir le formulaire ici. 

Contacts

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Maurits Cornelis Echer, Relativité, 1953, Lithographie, 277x292 mm, Collection M.C. Escher Heritage, Pays-Bas © All M.C. Escher works © 2025 The M.C. Escher Company. All rights reserved

Avec plus de 200 œuvres, l'exposition plonge le public dans l'univers imaginaire et vertigineux de ce génie visionnaire néerlandais. Né en 1898 à Leeuwarden (Pays-Bas), Escher a su conjuguer art, mathématiques, géométrie, logique et philosophie dans un langage unique, capable de défier les perceptions visuelles et de captiver des générations entières.

Célèbre pour ses visions impossibles, ses paradoxes visuels et ses géométries infinies, Escher est devenu une véritable icône, autant pour les mathématiciens et chercheurs que pour le grand public, séduit par la force visuelle et conceptuelle de ses œuvres. Son travail se situe à la croisée de la rigueur scientifique et de l'imagination poétique, et a profondément influencé le monde du design, du graphisme et de la communication visuelle.

Ses illusions d'optique et architectures impossibles prennent vie dans cette exposition immersive, enrichie de stations interactives. À l'occasion de l'événement, accueilli dans les salons historiques de la Monnaie de Paris, seront également présentées des pièces commémoratives frappées pour les 100 ans de la naissance de l'artiste, ainsi que des dessins préparés pour des billets de banque finalement non émis en raison de leur complexité d'exécution. 

L'exposition est produite par Arthemisia et Fever, en collaboration avec la M.C. Escher Foundation et Maurits, et est placée sous la direction de Federico Giudiceandrea et de Jean-Hubert Martin, deux des plus grands spécialistes mondiaux de l'artiste. 

L’exposition :

L’exposition est découpée en huit grandes sections qui retracent le parcours artistique de M.C Escher.  

 La Cathédrale engloutie, 1929  Gravure sur bois, 721x416 mm  Collection M.C. Escher Heritage, Pays-Bas  All M.C. Escher works © 2025 The M.C. Escher Company, The  Netherlands. All rights reserved

1.       Les débuts :

Escher s'inscrit à l'École d'Architecture et des Arts Décoratifs de Haarlem, où il étudie sous la direction de Samuel Jesserun de Mesquita. Il y apprend les principales techniques de l’art graphique. Dans ces œuvres de jeunesse, on entrevoit l’influence de l’Art nouveau et du Symbolisme ainsi que les thèmes qu’il développera par la suite : l'observation attentive de la nature, les compositions géométriques et les premières allusions aux pavages.

 

 2.  La période italienne et les voyages

M.C Escher s’installe à Rome 1923 à 1935, période où il commence à exposer ses œuvres, notamment lors de sa première exposition personnelle au Palazzo Venezia. Son expérience romaine, ses voyages à travers l’Italie et sur la Méditerranée, enrichissent son œuvre grâce aux croquis qu’il réalise et aux photographies qu’il prend. Il les traduits par la suite en lithographies et xylographies. On y voit déjà les perspectives insolites, annonçant les célèbres paradoxes perspectifs et illusions d’optique qui deviendront les marques distinctives de sa maturité artistique.

Limite du Cercle III, 1959  Gravure sur bois, diamètre 415 mm  Collection M.C. Escher Heritage, Pays-Bas All M.C. Escher works © 2025 The M.C. Escher Company, The  Netherlands. All rights reserved

3.  Pavages du plan

M.C. Escher visite deux fois l'Alhambra de Grenade, mais c’est lors de son deuxième séjour, en 1936, que sa fascination pour les décorations mauresques s'avère décisive.  Il s’intéresse particulièrement aux pavages. L’utilisation des pavages (ou, en jargon mathématique : « tessellations ») deviendra une ses principales caractéristiques, dans lequel imagination et géométrie sont habilement combinés, ce qui l’amènera progressivement à des compositions abstraites, de fantaisie ou d’inspiration géométrique.

 

4.  Métamorphoses :

Les pavages sont à la base des cycles et des métamorphoses : un sujet cher à M.C. Escher à partir 1937. Pour l'artiste, une métamorphose est générée par la modification et la succession de plusieurs « tesselles ». Il crée ainsi un monde dans lequel différentes figures donnent lieu à des tourbillons de transformations de formes abstraites en formes animées et vice versa, passant sans transition de l'une à l'autre dans une métamorphose continue.

M.C. Escher  Main avec boule réfléchissante, 1935 Lithographie, 318x213 mm  Collection M.C. Escher Heritage, Pays-Bas  All M.C. Escher works © 2025 The M.C. Escher Company, The  Netherlands. All rights reserve

5.  Structure de l’espace

Dès ses premières œuvres, M.C. Escher montre un intérêt particulier pour l'organisation de la composition spatiale. Son intérêt croissant pour les mathématiques et la géométrie passe par l’étude et la fascination pour les sphères, les solides géométriques et les surfaces réfléchissantes ou topologiques comme l‘anneau de Möbius, un objet perçu comme ayant deux faces qui n’en a en réalité qu’une.

 

6. Travaux sur commande

Comme tous les artistes qui vivent de leur travail, M.C. Escher, en tant que graphiste, a reçu au fil des années des commandes de différentes natures. Pour ces œuvres, M.C. Escher utilise souvent et habilement les tessellations qui lui sont caractéristiques et qui sont idéales pour optimiser le temps de création grâce à la répétition des éléments figuratifs.

M.C. Escher  Belvédère, 1958  Lithographie, 462x295 mm  Collection M.C. Escher Heritage, Pays-Bas  All M.C. Escher works © 2025 The M.C. Escher Company, The  Netherlands. All rights reserved

7. Paradoxes géométriques :

La connaissance mathématique de M.C. Escher était avant tout visuelle et intuitive. Ses architectures et compositions géométriques présentent des distorsions de perspective qui, à première vue, semblent parfaitement plausibles mais qui, après un examen plus approfondi, se révèlent impossibles. Il est exposé en 1954 au Congrès international des mathématiciens à Amsterdam et débute, à partir de cette date, un dialogue étroit avec la communauté scientifique. Comme le démontrent certaines de ses œuvres les plus célèbres, Escher a tenté à plusieurs reprises de forcer la représentation de situations impossibles, notamment autour du de la reproduction graphique de l’infini.

 

8. Eschermania

Les œuvres de l’artiste fascinent et, à partir des années 1950, la popularité de M.C. Escher ne cesse de croître grâce à son lien aves la communauté scientifique et académique. À partir du milieu des années 1960, une grande visibilité lui est offerte grâce au mouvement hippie aux États-Unis qui s'approprie ses œuvres dans une optique psychédélique. Les œuvres de l'artiste néerlandais exercent encore aujourd'hui une importante fascination, à tel point qu'elles influencent le processus créatif de nombreux artistes, musiciens, designers et publicitaires.

 

Pourquoi Escher à la Monnaie de Paris ?

Maître de la lithographie et de la gravure sur bois, M.C. Escher a su exploiter ces techniques pour inventer un langage visuel unique fait d'illusions d'optique, de métamorphoses et de paradoxes visuels trouvant un écho direct dans l'art de la médaille et de la monnaie, où chaque détail gravé porte à la fois la force d'une image et la précision d'un geste.

L'art monétaire rejoint alors l'univers d'Escher en suggérant, sur une épaisseur ne dépassant pas celle d'un ticket de métro, une profondeur et un relief presque infinis ! Le dialogue entre l'univers d'Escher et celui de la gravure monétaire illustre ainsi l'ADN de l'institution : unir l'art et la technique, le sensible et le scientifique, le rêve et la matière. 

 

« Escher fait partie des artistes que nous vénérons nous, les graveurs. Ce dessinateur virtuose, maître de l'impossible, nous inspire dans notre pratique du micro-relief et de l'illusion. Nous nous rejoignons dans la même exigence en recherche de perfection. »

Joaquin Jimenez, Graveur Général et Directeur de la création gravure à la Monnaie de Paris

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