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Au Vème siècle avant J.-C, les Celtes, installés sur le territoire que l'on appellera plus tard la Gaule, n'utilisent pas encore la monnaie. Les premières pièces celtiques sont des copies des statères d'or de Philippe II de Macédoine (359 - 336 av. J.-C.) introduits en Gaule par des mercenaires celtes au service de ce roi. |
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| Photo a et b : Statère d’or de Philippe II de Macédoine IVème siècle av. J.C. et statère des Parisii |
Du milieu du Ier siècle av. J.C. au Ve siècle de notre ère, les Gaulois sont soumis à la domination des Romains, et vont progressivement adopter leur système monétaire. La monnaie n’est pas seulement un instrument d’échange et un mode de paiement pour les impôts. Elle est également un moyen de propagande pour l’empereur. |
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| Photo a et b : Sesterce au nom de Tibère qui régna de 14 à 37 apr. J.C. ; au revers l’autel de Lyon, sanctuaire confédéral où se scella l’entente entre les Gaulois et leur vainqueur, Rome |
Le premier roi carolingien, Pépin le Bref (751-768), s’octroie le monopole de la frappe des monnaies. Poursuivant les réformes de son père, Charlemagne (768-814) abandonne le système monétaire reposant sur le sou d’or et instaure un nouvel étalon, la livre (unité de poids d’où découle l’unité monétaire) qui vaut 20 sous ou encore 240 deniers. |
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| Photo a et b : Denier de Charlemagne au monogramme. Symbole de l’autorité impériale, le monogramme KAROLVS sert également de signature pour les actes officiels. |
Hugues Capet (987-996), premier roi capétien, est entouré de puissants vassaux qui frappent monnaie à leur nom. Sous le règne de Philippe-Auguste (1180-1223), le pouvoir politique et économique de la monarchie capétienne s’affirme. Le souverain utilise la monnaie comme instrument d’unification du royaume. |
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| Photo a : Denier tournois émis par Philippe Auguste, atelier de Saint-Martin de Tours |
Pour répondre aux besoins du commerce, le roi Louis IX (1226-1270) fait frapper deux pièces de forte valeur : le gros tournois en argent, équivalent de 12 deniers, et l’écu en or. L'écu ne circulant pratiquement pas, la première pièce d'or à être largement répandue en France est le petit royal assis, émis en 1290 par Philippe IV Le Bel (1285-1314). |
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| Photo a et b : Petit royal assis de Philippe le Bel |
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| Ce vitrail de la Renaissance, provenant de Lucerne, montre un atelier monétaire |
Après l’introduction du nouveau franc par le Général de Gaulle en 1960, les années récentes ont été marquées par un retour des frappes de pièces de 100 francs en argent, par l’émission d’une pièce de 10 francs bimétallique en 1988 et par la production de la pièce de 20 francs (tripartite) en 1992. Depuis la mise en circulation des pièces de l'euro, le 1er janvier 2002, le Musée expose les dessins et les plâtres des faces françaises et les pièces des différents pays. |
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| Photo a et b : le nouveau franc de 1960 et la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel |
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| le puits aux machines, presse Uhlhorn (vers 1830), laminoir Chavanne et Brun (1900) |
En 1360, durant la Guerre de Cent Ans, est frappé le premier franc de l’histoire monétaire française, dit "franc à cheval". Au terme de cette guerre, sous le règne de Charles VII (1422-1461), la confiance revient et, avec elle, les échanges et la prospérité économique. Jacques Coeur (1395-1456), grand argentier du roi Charles VII, est l’artisan du redressement monétaire. Il rééquilibre les monnaies par rapport à la valeur de l’or et de l’argent. Par la suite, Louis XI (1436-1483) instaurera l'écu d'or au soleil, symbole du rayonnement de la royauté. |
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| Photo a et b : le franc à cheval et l’Ecu d’or au soleil de Louis XI |
Lors des guerres d’Italie, Louis XII (1498-1515) découvre des pièces en argent sur lesquelles figure le portrait de princes italiens. On appelle ces pièces testons, de l’italien testa qui signifie tête. Les premières médailles ont été créées en Italie au XVe siècle et Pisanello, célèbre peintre originaire de Vérone, est le premier artiste médailleur de renom. |
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| Photo a et b : Teston de Louis XII frappé à Milan |
Henri II (1547-1559) remédie à la mauvaise qualité du portrait royal sur les testons d’argent, et institue l’office de "tailleur graveur général". La monnaie porte désormais tous les signes distinctifs qui la caractériseront jusqu’à la fin du XVIIIe siècle : nom du souverain, marque de l’atelier, marque du graveur et du directeur d’atelier, date d’émission de la monnaie. L’Art de la médaille durant près d’un siècle est dominé par Germain Pilon (1535-1590) et Guillaume Dupré (1574-1647). Les médailles sont alors réalisées selon deux techniques : la fonte ou la frappe au balancier. |
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| Photo a et b : Demi-Henri d'or à la Gallia de Henri II : portrait par Marc Béchot et médaille de Catherine de Médicis par Germain Pilon : fonte |
En 1640, Louis XIII réforme complètement le système monétaire. Il crée une nouvelle pièce d’or : le louis et une nouvelle pièce d’argent : l’écu ainsi que leurs multiples et divisions. Ces monnaies sont frappées au balancier à l’instigation de Jean Warin (1604 ?-1672), exceptionnel artiste et technicien. Sous Louis XIV, la médaille devient un instrument de propagande. |
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| Photo a et b : Louis d’or de Louis XIII et médaille de Louis XIV |
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| Balancier de Launay, 1699. Ce balancier a servi à frapper les médailles de "l’histoire métallique" de Louis XIV |
A l’époque révolutionnaire la France connaît une grave crise monétaire. Pour pallier ces difficultés, en 1789, l’Etat met en circulation l’assignat qui disparaît en 1797 suite à une grave crise monétaire. Parallèlement, en août 1795, la Convention établit une nouvelle unité monétaire, le franc, qui remplace la livre. Le franc est divisé en décimes et centimes. |
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| Photo a, b et c : Planche d’assignats. Pièce de 5 francs à l’Hercule par Augustin Dupré (1748-1833) |
Malgré les changements de régime politique, la France conserve tout au long du XIXe siècle le système monétaire de la Révolution. Des concours sont organisés pour choisir les graveurs des motifs des pièces. C’est en 1898 qu’est créée l’image de la Semeuse pour les pièces d’argent de la IIIème République. Elle est l’oeuvre d’Oscar Roty, artiste médailleur. |
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| Photo a : La Semeuse par Oscar Roty (1846-1911) |
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| Etabli de Jacques-Jean Barre, graveur général des monnaies de 1843 à 1855 |