A l’occasion de la réédition de 48 des plus belles médailles frappées sous le règne de Napoléon Ier, la Monnaie de Paris organise une exposition dans les salons de l’hôtel de la Monnaie, du 26 mai au 25 juillet 2004.


On connaît les tableaux, les colonnes et les bas-reliefs édifiés à la gloire de l’Empereur. On connaît moins les médailles qu’il fit frapper durant son règne pour célébrer tour à tour ses victoires militaires, son entourage politique et familial, ses réalisations administratives et politiques ou encore, les grands évènements de son règne. Ces médailles constituent, selon les mots de l’Empereur, une véritable « Histoire métallique de Napoléon le Grand ». En effet, sous le Premier Empire, les médailles commandées par Napoléon vont parcourir les cours européennes. Elles annoncent une nouvelle, popularisent un visage, valorisent les initiatives politiques et militaires impériales. L’usage impérial de la médaille annonce, avant la date, les dispositifs contemporains de communication : bilan de mandant, évènement, guerre d’influence et de manipulation ou construction de l’image personnelle du chef.


Véritable « communiqué de presse métallique », la médaille napoléonienne rejoint l’arsenal de la propagande et de la communication impériale. Mise au service d’une politique et d’un destin, elle a pour elle l’immense avantage de la durée. Selon la fameuse expression de l’historien Jean Tulard « Les conquérants meurent, les empires s’effondrent, mais les médailles restent ».


Cette exposition est également l’occasion de découvrir une collection d’objets, souvent insolites perpétuant le mythe populaire de l’Empereur, grâce au concours de la Fondation Dosne-Thiers (Institut de France).